Tourisme en Espagne : sans test PCR, gare à l’amende !


La France et le Maroc font partie des 65 « pays à risque » dont les ressortissants doivent désormais présenter un test PCR négatif à la Covid-19 de moins de 72 heures pour entrer en Espagne. Sinon, c’est une amende pouvant atteindre 3000 euros.

La recrudescence de la pandémie a conduit Madrid à refermer un peu plus ses frontières le 23 novembre 2020, avec la mise à jour par l’ECDC de sa carte interactive des pays à risque. Cette mesure s’appliquera dans tous les points d’entrée aériens ou maritimes ; jusque là, les voyageurs internationaux devaient seulement remplir un questionnaire de santé avant d’arriver en Espagne, et se soumettre à un contrôle de température à la frontière. La nouvelle mesure précise que seuls les tests PCR seront reconnus, pas les tests antigéniques dont la mise en place dans les aéroports (par exemple en France) se développe ; elle ne concerne pas les passagers en transit.

Le test doit être réalisé dans le pays de provenance quelles que soient la nationalité et le lieu de résidence habituelle du voyageur. Pour être valide, le test PCR présenté devra être rédigé en espagnol ou/et en anglais et indiquer :

  • le nom complet du voyageur
  • le numéro de passeport ou carte d’identité
  • la date du test
  • les coordonnées du centre de dépistage
  • la technique utilisée
  • le résultat négatif

Toute enfreinte coûtera cher : jusqu’à 3000 euros par personne. Le quotidien Express cite par exemple des cas à l’aéroport de Palma de Majorque, où cinq voyageurs sans certificat ont dû payer plus de 500 euros chacun – et subir un test sur place, lui aussi payant. Des passagers se sont plaint des coûts exorbitants des tests PCR (« plus cher que mon billet d’avion », dixit une cliente allemande de la low cost Ryanair), dont le montant, particulièrement en Grande-Bretagne, peut être cinq fois supérieur à celui d’un test antigénique.

L’Espagne a expliqué se référer aux « critères européens » pour inscrire ou non un pays dans catégorie « à risque ». Pour les pays de l’Union européenne (UE), elle s’appuie notamment sur les taux d’incidence cumulée sur 14 jours, taux de positivité des tests et taux de dépistage. Pour les pays hors UE, la référence est l’incidence accumulée pour 100.000 habitants sur les 14 derniers jours. Cette mesure répond à une recommandation européenne qui vise à uniformiser les modèles de contrôle sanitaire des pays membres, a précisé le ministère de la Santé espagnol. La liste des pays concernés sera mise à jour toutes les deux semaines, tout changement annoncé devenant effectif 14 jours plus tard.

Les pays européens concernés sont : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark (sauf les îles Féroé et le Groenland), Slovénie, Estonie, France, Grèce (à l’exception des régions de Kitri, Ionia Nisia, Dytiki Ellada et Sterea Ellada), Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège (sauf les régions de Rogaland, Møre og Romsdal, Nordland, Viken, Innlandet, Vestfold og Telemark, Agder, Vestland, Trøndelag et Troms og Finnmark), Pays-Bas, Pologne, Portugal (à l’exception de la région autonome des Açores), République tchèque, Roumanie, Suède et Slovaquie. S’y ajoutent le Royaume Uni et la Suisse.

Hors UE, cela affecte les arrivées d’Albanie, Andorre, Argentine, Arménie, Aruba, Bahreïn,  Belize, Bosnie Herzégovine, Cap-Vert, Colombie, Costa Rica, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Géorgie, Gibraltar, Guam, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Macédoine, Maroc, Moldavie, Monaco, Monténégro, Palestine, Panama, Polynésie française, Porto Rico, Russie, Saint-Marin, Saint Martin, Serbie, Tunisie et Ukraine.

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Malaga @Air Journal

 



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